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Peut-être si je vais au concert…

2009/02/15
J’aime bien la musique. Toutefois, quand je regarde un chanteur/un groupe en concert, je deviens émotionnelle… je pleure. Ça arrive toujours.

L’échange d’électricité entre l’artiste en scène et l’audience, c’est surpuissante. J’ai toujours voulu en faire partie. Je pleure parce que chaque fois je regarde l’artiste en scène, je me souviens immédiatement des instants où j’ai essayé de convaincre mes parents que je veux bien être chanteuse ; j’ai essayé, et j’essaie, et je ne cesse pas d’échouer. Même maintenant, après avoir revu les clips du Mylenium Tour (le concert de Mylène Farmer en 2000), j’essaie d’idéaliser mon passé brisé, je m’imagine là, en scène, ayant réussi ma mission d’unir les gens avec ma musique, là, je reçois les mêmes applaudissements qu’elle.

Je ne suis jamais allée au concert. Alors comment est-ce que je peux visualiser les choses, même si je ne suis pas là, même si je ne suis pas physiquement présente ? Simple. Je regarde des clips. Si avec des clips mon imagination est si vaste, si déjà avec des clips il y a quelques larmes sur mes joues, on va devoir faire attention et ne pas m’emmener au concert. Parce que là, je vais m’éclater en sanglots.

Si jamais je vais au concert, le premier sera peut-être le mien.
Si jamais.

Chaque fois je vois un jeune talent en scène, je réalise, et je me dis toujours que je peux être comme lui. Même si j’ai des « lyrics fail » quelquefois, je continue à écrire, je continue à chanter, à composer des mélodies. Mais ici, dans ma patrie, il y a très peu de personnes qui me supportent. Très peu de personnes me comprennent. L’une de mes meilleures amies (qui a signé un contrat avec EMI) me dit qu’il n’y a vraiment pas d’espoir en Malaisie. Elle a raison. Si je mentionne mes idées, mes plans, mon très grand désir de chanter et de faire de la musique, on va immédiatement me rejeter. On dit que je rêve trop. Ou bien, on me moque en disant que je suis folle, et quand cela arrive, je me souviens immédiatement de la réalité ici : il n’y a pas d’espoir pour moi. Si je ne veux pas que l’on m’oppresse, je dois partir loin. Partir de mon pays natal et chercher une vie.

Bien sûr, je rêve trop.

Est-ce vraiment péché si je rêve trop ?
Pour quelle raison est-ce que je suis née et élevée ici ?

Pourquoi est-ce que dans cet endroit où il n’y a pas de support pour les arts, on me trouve, avec un talent et une passion pour la musique ?

Pourquoi nous, les Malaisiens, ne pouvons pas changer notre attitude, lever le cœur, ouvrir l’oreille ?

Qui diable… puis-je être !?...

Oh bon Dieu, pourvu que je ne meure pas sans réaliser mon rêve, sans réussir ma mission !...

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