Aujourd’hui, comme tous les autres jeudis que j’ai vécus depuis 2004, j’avais mon cours de français. Quelque part au milieu du cours, quand j’ai fait mes exercice de grammaire (précisément, conjonctions et prépositions), on a parlé des titres. Le professeur, Daniel Kermorvant, était momentanément très fasciné par l’idée de recevoir un titre. Comme le « Chevalier » appartient aux Français et le « Sir » appartient aux Britanniques, nous avons nos titres pour honorer les gens qui ont contribué largement au pays.
Ben alors, il m’a dit :
Kermorvant : Recevoir un « Datuk » ça doit être fun non ? Tout le monde te respecte. Et puis imaginons si je reçois ce titre. « Datuk Daniel. » Qu’en penses-tu ?
troisnyx* : Heu, si j’étais toi, je ne considérais pas cette idée.
Kermorvant : Quoi, tu n’as pas envie de recevoir des titres ?
troisnyx* : Même si ça veut dire être honorée, non, je ne veux pas les recevoir.
Kermorvant : T’es étrange. Au fait, pourquoi ?
troisnyx* : T’as pas lu les journaux l’année dernière ? J’ai lu un reportage : d’après ce que j’ai lu, pour tous les mille personnes, il y aura sûrement un Datuk.
Kermorvant : Quoi, si la population de la Malaisie est 27 millions de personnes, il y aura…… 27.000 Datuks ?
troisnyx* : Exactement. Et puis, toi et moi, nous pouvons le remarquer : certains ne méritent pas leurs titres.
Kermorvant : Bah, tu peux toujours te montrer digne de ce rang quoi…
troisnyx* : Non. Une autre chose : c’est le cas avec la plupart d’entre nous – nous sommes un sort suffisant. Quelque soit le titre – Datuk, Tan Sri, même le plus haut, Tun – si on reçoit un titre, claque ! – on arrête automatiquement notre travail. On a un titre, on a de l’argent, on a du respect, ça doit être suffisant non ? Bien sûr, il y a des cas exceptionnels. Il y a sûrement certains qui travaillent même après avoir recevoir un titre. Ils ne sont pas dirigés par le respect. Mais je ne peux surtout pas être comme eux. Moi, je ne suis qu’un humble serviteur du monde. Pour moi, ma mission de remettre la justice, ma mission d’unir le peuple avec ma musique, ça ne terminera qu’au bout de ma vie. Et tant que je reste vivante, je ne recevrai pas de titre. C’est ma promesse.
Si ce dialogue vous stimule, réfléchissez et dites, si on vous donne un titre pour tes efforts, est-ce que vous l’accepterez ?

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